Depuis que je gribouille, j'ai accumulé un nombre incalculable de morceaux de papier, de feuilles, de coins de cahiers, sur lesquels on peut suivre l'évolution de ma gribouillophilie. Parmi tous ces supports, les premiers à témoigner de la maladie sus-nommée étaient ceux sur lesquels s'alignaient mes cours. Les fragments de mes cours devrais-je dire, les joues légèrement teintées de l'ocre de la honte. De vrais dessins, aboutis et soignés, je n'en ai pourtant quasiment plus aucun en ma possession, ils ont tendance à me glisser des doigts et à partir vers ceux ou celles qui les ont inspirés et qui sont leurs propriétaires légitimes. Certains de ceux que vous trouverez sur ce blog ont eu ce destin: à la joie ou l'embarras de leurs destinataires, je suis plutôt mal placée pour le dire, mais enfin voilà: je ne pouvais ni ne voulais les garder en sachant qu'ils avaient au final bien peu de 'moi' en eux, si ce n'est l'intermédiaire formant/déform...