mercredi 19 avril 2017

hello

Hello baby,

Its Dinara here, I am from Krasnodar, Russia.
The people here, especially the women are much warm or even hot just like predominant climate we have.
Of course the most beautiful girls on our planet are in Russia!!!
Ok, majority of the beautiful girls of our planet, well that should be agreeable I think.

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mercredi 30 septembre 2015

Little Lizzy (to be edited...)



To her, it was clear from the beginning that the most important detail had been overlooked. Not that it would change anything, of course. What she thought mattered very little, if at all, regardless of the fact that she was absolutely right and they were desperately wrong.
Therefore, she was forced to hold it all back. They wouldn't have understood, they wouldn't have accepted the outburst of plain, brilliant reasoning. They were not ready to embrace it. They were not intellectually equipped to cope with it.
There seemed to be no room in the current context (as there was probably no room in this world in general) for those who had a sharp and instinctive insight on the most complex situations.
And there was certainly no desire, in the indigenous population currently gathered in the living-room, for little Lizzy to start expressing her opinion about the ragged way the case was currently being solved in the television set. A babbling child was bad enough to everyone's opinion. A babbling child emitting its squeaky noises when there was a program on was bordering crime against humanity.
Little Lizzy knew that only too well and even though she was confident that what she had to say would solve the case and allow everyone to switch to a far more interesting activity than letting their brains slowly fry in the vicinity of a flat screen, she curled up in her over-long jacket and did what she knew to be expected to do: she kept her mouth shut, and after a second of hard and wise thinking, she came to the doubly wise conclusion that not only it was better that way, but that she also would benefit starting to enjoy keeping things to herself.
Things, all sorts of things, most things actually, were treated decently when they remained within the borders of her head, whereas they were almost systematically chased, debilitated and crushed when she had the misfortune to let them accidentally slip out.
"It doesn't make sense, girl, you don't know what you're blabbing about!", "leave grown up things to grown ups and go play in your room" or "oh, just shut it will you!?" were sentences that she was well used to hear, and the very same ones that she had come to define, in the clairvoyant heart of youth, as "not kind".
"Not kind" is, of course, an understatement. Or rather a kind statement depicting an utterly unkind attitude. Lizzy's family could not be counted amongst the kind people. What saved them was that they were not mean either. Basically, they were just useless.



I became aware of the existence of Little Lizzy the day of the explosion, or rather should I say, at the exact moment an explosive charge expertly hidden under the decomposing seat of a derelict barber shop I was passing by chose – or was programmed to, set off.

It is queer, how time twists at crucial moments. It took me a while to recompose the chronological events of the day preceding the accident – and for that matter, the days before that, and the years before. I am aware that past time is supposed to enter a progressive phase of blur once we look at it from the little cross indicating the present on a timeline, but this was different. It was as if my perception of present and future had suddenly expanded into a vast canvas of interwoven threads I was looking at from so close – or with such an acute eye, that I could perceive the outlines of every single filament, every single atom making its structure. Or maybe it was the past that had shrunk to almost nothing, to a thumbnail of itself. Had it not been for the persistent feeling of it, I could almost think that I had been reborn just then, in the chaotic dispersion of polygonal glass, multi-sized shards of feasted-on-by-termites wood, and abrasive dust. All I could remember in the immediate aftermath was my newly enlightened inner perception of the laws of gravity. The blow had torn my 128 lbs. from the asphalt in one single swift vector. I was nearing the end of one of my long customary fasts and in spite of being considerably lighter than usual (I had lost 35 lbs. in little more than three weeks), my decaying and weakened muscles and aching joints were having a lot of trouble carrying my body step after step.

... (30/09/15)



dimanche 20 septembre 2015

Altruithérapie vol.1

Quelle ironie… La présence, la disparition, les dates de péremption... Rien ne s’est amélioré, c’est même plutôt l’inverse. Je ne saurais pas dire si j’en suis heureuse ou non, probablement pas heureuse, ni même soulagée. Est-ce encore la marque de cette effroyable passivité qui semble me caractériser ? Je fais avec. Juste ça. Pourtant, l’explication de la passivité ne me satisfait pas : elle n’est guère flatteuse il faut dire, ni vraiment compatible avec l’idée que je peux avoir de ma personnalité, fondée ou fantasmée. Et c’est parce que cette passivité ne me satisfait pas que j’ai remodelé mes mécanismes de réflexion de façon à ce qu’ils s’orientent vers la démystification de la passivité dont je suis l’actrice et la victime en ce qui concerne son espérance de vie, ses détours et ses raccourcis. C’est ainsi que je suis arrivée à la conclusion que ma vie, dans sa vacuité apparente était en réalité très remplie. Mieux, que je la remplissais de la denrée la plus inépuisable qui soit, délibérément, activement, compulsivement : autrui. Autrui est ma came. Rien ne me comble ni ne m’attire davantage que tout individu qui ne serait pas moi.

Récemment, j’ai fait la découverte d’un mot anglais couvrant une réalité qui me happe fréquemment. « Sonder », ou la subite réalisation que chaque passant que l’on croise a une vie au moins aussi riche que la sienne, une place au cœur d’une toile sociale plurielle, un réseau de pensées et d’émotions. Par une évidente mise en abyme, il était inévitable qu’une personne déclare un jour « puisque chaque individu que je croise possède cette intériorité, la prise de conscience de cette infinité d’intériorités ne peut être de mon seul fait. Inventons donc un mot. Sonder. » Pour cette raison, il y a beaucoup de beauté dans l’existence-même de ce mot. Il ramène l’humanité à ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans son essence, fait de bienveillance et d’altruisme fusionnés.
Pendant de brefs moments au cours de l’existence, malgré le vacarme confus de la gestion de la réalité, l’humain a conscience de lui-même, conscience d’autrui et conscience de la richesse et du potentiel de ses pairs. S’il s’agit d’une évidence pour certaines personnes qui consacrent ouvertement leur vie et leurs efforts à des actions solidaires, une telle attitude ne tombe pas sous le sens pour le reste des représentants de l’espèce humaine. Sonder ne concernerait alors plus l’humain en général, mais ceux parmi les êtres humains pour lesquels il n’est pas naturel, possible ou quotidien de penser à autrui. Et cela, que nul ne soit à l’abri de ces épiphanies philanthropes, rend toute la chose encore plus belle.

Parfois pourtant, comme c’est le cas pour moi lorsque je ne suis pas ponctuellement en train de succomber au miracle du Sonder, l’altruisme n’est pas tout à fait beau, pas tout à fait pur, pas tout à fait désintéressé. Peut-on alors encore parler d’altruisme ?
Si embrasser la réalité de l’autre est une nourriture et répond donc à un besoin vital, peut-on le célébrer comme un sublime trait d’âme ? Je n’ai pas la réponse. Et si je consentais à en formuler une, elle tendrait probablement vers le pessimisme, autant alors ne pas emprunter ce chemin de réflexion : d’autres seraient plus à même de me juger, ce serait leur rôle, je me contente de jouer le mien et de tenter à posteriori de le désosser. Mieux vaut le déni à ce stade, que revendiquer son altruisme après l’avoir déclaré plus égoïste que l’égoïsme.

L’autre est fabuleux, littéralement. Il et si profondément bouleversant de pouvoir s’extraire de soi et se couler dans une autre subjectivité. Absorber une vie, un historique, se faire le rouage central d’un mécanisme nouveau, se laisser impulser par le métabolisme d’un autre, se ganter de son réseau nerveux, se chausser de ses muscles, se vêtir de sa peau puis s’enrouler dans la coquille sociale de ses vêtements, ajuster ses yeux comme on poserait une paire de lunettes sur le nez qu’on lui a également emprunté.
Empathie, projection, immersion, toutes ces parures auxquelles on a accès grâce à l’écoute, au toucher, grâce aux sens, qu’on en compte en fonction de ses croyances cinq, ou six. Il y a dans l’autre tant de richesses qu’il est possible, de temps à autres, de pallier ses propres vides au contact d’autrui. La fusion, puis la dissociation une fois que l’on s’est enrichi de cette subjectivité nouvelle. Devenir non pas autre, mais adapté, compatible, antipodique si le besoin se fait ressentir, devenir le pendant circonstanciel, miroir ou némésis… C’est sans doute dangereux à long terme : peut-on finir par oublier que l’on est soi ?


Mais peut-être dans certains cas n’est-on soi qu’ainsi, en pâte meuble, en flux…