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Articles

4 ans, 215 jours, 23 heures, 58 minutes et 9 secondes

Le 14 Septembre 2015, à 17h26. Les outils informatiques sont prodigieux en cela qu'il devient désormais presque toujours possible de dater à la minute près la plupart des événements marquants d'une vie. Je me souviens de cette minute de l'après-midi du 14 Septembre 2015 comme si elle venait de s'écouler. A la fenêtre de mon appartement du 20ème arrondissement, j'ai sorti mon smartphone, un BlackBerry Q10, pour prendre une seule photo du ciel. Cette photo-ci. Litha a grimpé sur mes genoux alors que j'étais en train de l'envoyer à la personne à laquelle elle était destinée, personne dont, je l'ignorais encore alors, le téléphone ne permettait pas de recevoir de MMS. Quelques heures plus tard, à 1h12 (nous avions basculé au 15 Septembre), je renvoyais ce même cliché à l'adresse mail palliative que j'avais reçue entre temps. Je me souviens exactement de ce que je ressentais, de ce que j'ai ressenti dans les moments qui ont précédé et ...

Little Lizzy (to be edited...)

To her, it was clear from the beginning that the most important detail had been overlooked. Not that it would change anything, of course. What she thought mattered very little, if at all, regardless of the fact that she was absolutely right and they were desperately wrong. Therefore, she was forced to hold it all back. They wouldn't have understood, they wouldn't have accepted the outburst of plain, brilliant reasoning. They were not ready to embrace it. They were not intellectually equipped to cope with it. There seemed to be no room in the current context (as there was probably no room in this world in general) for those who had a sharp and instinctive insight on the most complex situations. And there was certainly no desire, in the indigenous population currently gathered in the living-room, for little Lizzy to start expressing her opinion about the ragged way the case was currently being solved in the television set. A babbling child was bad enough to everyone's opin...

How to put your life back on track - Step 2

Tisser une toile ferroviaire qui couvre tous les endroits qui vous importent.

How to put your life back on track - Step 1

Réparer et préparer sa locomotive.

Altruithérapie vol.1

Quelle ironie… La présence, la disparition, les dates de péremption... Rien ne s’est amélioré, c’est même plutôt l’inverse. Je ne saurais pas dire si j’en suis heureuse ou non, probablement pas heureuse, ni même soulagée. Est-ce encore la marque de cette effroyable passivité qui semble me caractériser ? Je fais avec. Juste ça. Pourtant, l’explication de la passivité ne me satisfait pas : elle n’est guère flatteuse il faut dire, ni vraiment compatible avec l’idée que je peux avoir de ma personnalité, fondée ou fantasmée. Et c’est parce que cette passivité ne me satisfait pas que j’ai remodelé mes mécanismes de réflexion de façon à ce qu’ils s’orientent vers la démystification de la passivité dont je suis l’actrice et la victime en ce qui concerne son espérance de vie, ses détours et ses raccourcis. C’est ainsi que je suis arrivée à la conclusion que ma vie, dans sa vacuité apparente était en réalité très remplie. Mieux, que je la remplissais de la denrée la plus inépuisable qu...

2 years

Burn Out vs. Bore Out

Plusieurs heures passées à arpenter le Web, de façon tantôt digressive, tantôt frénétique. Devant mes yeux, sur le large rectangle rétroéclairé de mon poste de travail, quinze onglets ouverts qui m'agressent par leur simple existence : j'aime que les choses soient rangées, avoir le contrôle de mon espace, j'aime que les onglets soient en pleine taille et non pas réduits et compressés par leur surabondance, comme la file d'attente des toilettes pour dames d'un théâtre à l'entracte. Mais il arrive en crapahutant sur la toile que l'on se retrouve à voyager d'une page à l'autre en quête du précieux 'complément d'information' sans lequel on ne saisirait pas tous les détails d'un article quelconque, ou du non moins précieux 'avis contraire' indispensable à une couverture objective du sujet en question. Bien souvent, cela commence avec Facebook. Truc poste un article qui happe l'oeil, Machin y appose un commentaire avisé, ...

Holey

Monday, May 25th, Hol(e)y Sophie

Vita-esque

" I composed a beautiful letter to you in the sleepless nightmare hours of the night, and it has all gone: I just miss you, in a quite simple desperate human way. You, with all your undumb letters, would never write so elementary a phrase as that; perhaps you wouldn't even feel it. And yet I believe you'll be sensible of a little gap. But you'd clothe it in so exquisite a phrase that it should lose a little of its reality. Whereas with me it is quite stark: I miss you even more than I could have believed; and I was prepared to miss you a good deal. So this letter is really just a squeal of pain. It is incredible how essential to me you have become. I suppose you are accustomed to people saying these things. Damn you, spoilt creature; I shan't make you love me any more by giving myself away like this — But oh my dear, I can't be clever and stand-offish with you: I love you too much for that. Too truly. You have no idea how stand-offish I can be with people I don...

Bakowski

Artificial Nocturne and Genuine Stellar

Chercher le fond de la piscine

L'homélie

Réceptacle du temps et de la vacuité Des échos du néant et des marcs oubliés  Je compte sur mes os, sabliers qui s’égrènent, La course des étoiles. Telle fuit, l'autre arrive. Sur la lande de riens Une prairie mobile éclot chaque matin ; Et ce champ des possibles irrigué par mes veines Le soir venu, se voile. Hier est oublié, demain n'existe pas, Pointillés de destin, grammaire en un coma Mis entre parenthèses. Aujourd'hui n'épelle qu'un mot d'indifférence, Point sans coordonnées, produit sans référence Où se coule l'ascèse. Ce prénom oublié qui jadis fut le mien Ajoute un paradoxe de vigueur au tien. Le jonc qui les relie, De leur martyr antique aux eaux contemporaines Plie, mais ne rompt jamais. Dans les jours de sa chaîne Se love une homélie. L'arbre, en son champ d'étoiles, aspiré par le vide, Étale sa ramure épuisée et cupide Vers hier, vers demain ; Et les spectres à l'affût dans ...

Swarm

200è post.

La minute Transhumaniste

Il semblerait que le problème, tous les problèmes en fait, viennent du métabolisme humain, et en particulier de sa mortalité.  En effet, pour faire passer une idée, la tendance semble encourager la prise d'armes, car il est évident qu'il est plus simple de prendre un gun et de tirer sur celui ou ceux avec lesquels on est en discorde que de s'asseoir à une table avec un crayon, du papier (des cookies et un verre de lait, en option), avec des gens, et de discuter. Réfléchir, c'est fatigant. Monter des associations, c'est fatigant. Construire sur le long terme, c'est fatigant. Discuter, c'est fatigant. S'instruire pour avoir de quoi argumenter lorsque l'on discute, c'est hyper-fatigant. Prendre sur soi, c'est fatigant et contrariant. Penser aux autres, penser à créer un équilibre, une harmonie, un espace où chacun a la parole, où chacun a la possibilité et la latitude de penser et de s'instruire à son tour, c'est fatigant et com...

#HumansAreAConondrum

Être ou ne pas être Charlie : une expression idiomatique est née

Définition de l’expression « Je suis Charlie » , à dater du 7 Janvier 2o15 . Comme pour toute expression idiomatique, la datation a son importance. Ainsi, avant l’après-midi du 7 Janvier 2o15 (GMT+1), s’exclamer ou dactylographier « Je suis Charlie » était porteur de sens tout à fait distincts de celui que l’on cherche à véhiculer depuis que Joachim Roncin , directeur artistique et journaliste au magazine Stylist , l’a figé sous hashtag dans un Tweet. Avant cela « Je suis Charlie » pouvait signifier : « Je me prénomme Charlie » , « Mon prénom est Charles, mais je me sens des atomes crochus avec vous qui m’incitent à vous délivrer spontanément mon surnom en vue d’installer entre nous les fondements d’une relation de confiance et de complicité » ou encore « Je suis le Boss d’une agence d’espionnage recrutant des donzelles canon, athlétiques et calées, qui ne s’exprime que par boîte vocale interposée » . On peut aller plus loin et ajouter « Cette petite fête était sympa, mais j’ai si...

Ya Hey

Il y a des humeurs qui ne se contrôlent pas, impulsées par des découvertes imprévues. Doublement imprévues, imprévues et Imprévu dirais-je même, car c'est dans cette petite tanière de la Rue Quincampoix que j'ai entendu ce morceau pour la première fois, que je l'ai SoundHoundé et réécouté. Enjoy.

Samhain, J+3

It was only last night that the Ghost turned to flesh And in the silken folds of its unearthly smile -Extending to its eyes in subtle riverbeds; I harvested the scent of flowers, yet unknown: They were born, and blossomed in the blink of a night. The fabric of its skin, pearly, newly woven Clothed my arms and my spine and crept into my bones. The Ghost that I had seen, haunting me from afar, Slithering under its veil of silvery hair, Murmured a melody, half of words, half of sighs. It was only last night, as the Ghost turned to flesh.