mardi 22 mars 2011

Mangakâ Evolution, version Carbone

Ce n'est pas tout de mettre un titre digne d'un volet Pokemon, encore faut-il avoir quelque chose à mettre sous les dents oculaires des ceusses qui visitent ce petit blogounet.




Alors que la commande de portrait version manga est presque prête à quitter mes ateliers (ndla: un coin de bureau sous le lit en mezzanine, en réalité. Un tantinet moins glamour, mais l'effet clapier a ses charmes, aussi), voici une petite note en images pour vous donner un aperçu des difficultés que l'on peut rencontrer, lorsque l'on est novice-portraitiste-Mangakâ.

Mangakâ? d'accord, ce peut être faisable après un bon entraînement.
Portraitiste? soit, j'ai déjà quelques baquets à mon moulin en la matière.
...mais accorder les deux!




Au travail donc...
1: commencer par se documenter

2: puis s'équiper


3: et ...bûcher...


La difficulté principale consiste à parvenir à rendre une identité reconnaissable en quelques traits, et dans ce défi déjà rendu peu commode lorsqu'il s'agit de croquer une personne qui n'a RIEN d'un personnage typique manga, les pires embûches sont encore les contraintes secondaires. Parmi celles-ci trône en impératrice absolue celle qui requiert de faire ledit portrait dans le style de quelque Mangakâ précis.
Imaginez-donc ce que ça peut donner lorsqu'il est attendu que l'on représente une jeune femme avec un visage structuré en beau carré aux yeux fins, avec un vrai corps de jeune fille (le 'vrai' impliquant un certain nombre de courbes naturelles et grâcieuses auxquelles le manga, à de rares exceptions peu recommandables, rend fort peu hommage), avec des traits empruntés à trois indécrottables dessinateurs de grandes radasses plates au visage pointu et/ou dévoré par deux soucoupes? (ndla: aucun mépris là-dedans: j'adore le style de ces dessinateurs et de leurs grandes radasses plates aux visages pointus aux yeux-soucoupes, là n'est pas la question).
Vampire Knight, My Lovely Hockey Club, Nana
Autrement dit: comment faire rentrer une fille dans une tige de bambou?

A- La réponse logique: on ne peut pas.
B- La réponse pratique et téméraire: on ne peut pas, mais on va essayer.
C- La réponse épuisée: on a essayé, mais on ne peut vraiment pas.
D- La réponse du système du même nom: on va se débrouiller pour compenser.


C'est à ce niveau que l'on se bénit d'avoir songé à demander 'et quels sont ses goûts, au fait, comme ça, à tout hasard?'. L'heure est venue de songer aux attributs, puisqu'il ne saurait plus être question d'exécuter un portrait ressemblant.

'Elle aime le cheval'
Alleluia! Jamais annonciation d'équidophilie ne fut mieux accueillie.


Et voilà déjà le sixième ou septième croquis préparatoire, en attendant la photo de la version définitive.



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1 commentaire:

  1. Effectivement ce n'est pas facile d'integrer si vite "un code graphique japonais", surtout (quand on est pas fan de mangas a la base.....)
    en tout cas, il y a eu du chemin de parcouru depuis le 1er croquis.... ^_^

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